La Jaguar Type E Série 2 2+2 conserve le long capot et la silhouette basse du modèle, tout en ajoutant deux places arrière d’appoint. Lancé en 1966, ce coupé familial répondait notamment aux attentes de clients qui souhaitaient partager leurs trajets avec leurs enfants.
Son empattement allongé change l’usage sans effacer le caractère sportif de cette automobile britannique. Pour comprendre ce compromis, il faut regarder ensemble son histoire, son habitacle et les vérifications utiles avant un achat.
A retenir :
- Deux places arrière d’appoint pour les trajets partagés en famille
- Empattement allongé et coffre plus généreux que les versions deux places
- Moteur six cylindres XK de 4,2 litres sur les modèles concernés
- Historique documenté et état mécanique essentiels avant toute acquisition
Jaguar Type E Série 2 2+2 : naissance d’un coupé familial
Parce que la Type E devait aussi répondre aux usages quotidiens, Jaguar a élargi la gamme au-delà du roadster et du coupé deux places. Présentée à Genève le 15 mars 1961, la voiture a évolué pendant quatorze ans, avec plusieurs carrosseries et trois séries.
Un empattement allongé pour accueillir quatre occupants
Dans cette évolution, le 2+2 apparu en 1966 adopte un châssis plus long et une ligne de toit adaptée aux places arrière. Celles-ci restent compactes : elles conviennent davantage à des enfants qu’à des adultes pour un long voyage.
« Le coupé 2+2, pour nous, c’est l’auto qui nous permet de partager cette passion avec nos enfants. »
Thierry N.
Ce témoignage illustre bien la vocation du modèle : ajouter de la polyvalence sans le transformer en berline. Selon CarJager, 18 222 coupés 2+2 ont été produits sur 72 584 Type E, toutes versions confondues.
Les repères ci-dessous permettent de distinguer les principales étapes de la gamme, sans confondre les évolutions de carrosserie et celles de la Série 2.
Repères de carrosserie et de série :
- 1961 : lancement de la Type E en coupé deux places et roadster
- 1966 : arrivée du coupé 2+2 à empattement allongé
- 1968 : Série 2 adaptée aux exigences réglementaires, notamment américaines
- 1971 : apparition de la Série 3 équipée d’un moteur V12
Version
Carrosserie ou évolution
Usage distinctif
Série 1
Roadster et coupé deux places, puis 2+2
Première génération de la Type E
Série 1,5
Évolution intermédiaire
Modifications liées notamment aux normes américaines
Série 2
Évolutions de sécurité et de refroidissement
Confort et usage routier améliorés
Série 3
2+2 et roadster, moteur V12
Dernière évolution de la gamme
Habitacle, moteur XK et confort de la Type E 2+2
Une fois les places arrière ajoutées, l’équilibre du modèle repose sur un autre enjeu : préserver le plaisir de conduite. La Série 2 2+2 associe ainsi un habitacle plus accueillant à une mécanique six cylindres déjà familière aux amateurs de la marque.
Un moteur six cylindres de 4,2 litres
Sur le coupé de 1970 décrit par CarJager, le moteur XK affiche une cylindrée de 4 235 cm³ et une puissance annoncée de 265 chevaux. Les chiffres peuvent varier selon le marché et les méthodes de mesure ; certaines spécifications américaines de Série 2 indiquent une puissance différente.
« Ce qui m’a séduit, c’est sa couleur, que je voulais absolument. »
Thierry N.
Le confort arrière reste celui d’un coupé sportif, non d’une familiale moderne, mais le coffre plus généreux élargit les possibilités de sortie. Selon Classicargarage, certains exemplaires restaurés disposent de ceintures arrière et de sièges avant plus confortables, équipements à vérifier voiture par voiture.
La Série 2 face aux besoins du grand tourisme
Par rapport aux premières versions, la Série 2 reçoit des changements visibles et pratiques, dont une ouverture de capot élargie pour favoriser le refroidissement. Les évolutions rapportées comprennent aussi des freins renforcés et, sur certains exemplaires, une direction assistée ou la climatisation en option.
« Le coupé 2+2, c’est l’auto qui nous permet de partager cette passion avec nos enfants. »
Thierry N.
Pour un usage de grand tourisme, l’état réel compte davantage qu’une liste d’équipements séduisante. Une boîte automatique, un toit ouvrant Webasto ou des roues à rayons peuvent distinguer un exemplaire, sans remplacer un entretien suivi.
Équipements à examiner selon l’exemplaire :
- Ceintures arrière et état des sièges d’appoint
- Refroidissement moteur et fonctionnement des freins
- Boîte manuelle ou automatique et qualité des changements de rapport
- Présence documentée des options annoncées par le vendeur
Élément
Intérêt pour l’usage
Contrôle utile
Places arrière
Transport d’enfants sur des trajets adaptés
État des sièges et présence des ceintures
Moteur XK
Caractère mécanique de la Type E
Factures d’entretien et travaux documentés
Boîte automatique
Conduite plus détendue en circulation
Essai des passages de rapports
Toit ouvrant
Apport de lumière et d’air dans l’habitacle
Étanchéité et fonctionnement
Achat d’une Jaguar Type E Série 2 2+2 de collection
Comme la carrosserie et la mécanique ont connu de nombreuses restaurations, l’achat demande une lecture attentive des documents disponibles. Un certificat Heritage, des numéros concordants et des factures détaillées aident à retracer l’identité et l’histoire d’un exemplaire.
Authenticité, restauration et historique
Selon CarJager, Thierry a sollicité un accompagnement après avoir comparé de nombreuses annonces, afin de mieux évaluer les différences entre voitures. Sa démarche rappelle qu’une belle peinture ou un intérieur soigné ne suffisent pas à établir la qualité d’une voiture de collection.
« J’ai fait appel à CarJager pour me guider dans mon achat. »
Thierry N.
Un dossier de restauration précis mérite une attention particulière : un exemplaire documenté peut présenter des photographies, des factures et le détail des opérations effectuées. Selon Classicargarage, une restauration récente de Série 2 a notamment été accompagnée de plus de 150 photographies ; ce cas ne garantit pas l’état des autres voitures.
Les vérifications avant de choisir son coupé
Avant de retenir un modèle, mieux vaut confronter son état à son prix et à l’usage envisagé, surtout si les places arrière seront réellement utilisées. Un examen indépendant aide à repérer les réparations nécessaires et à distinguer équipement d’origine, restauration et modifications ultérieures.
« CarJager m’a aidé à trouver une auto expertisée, avec la couleur que je voulais et un prix correspondant à mon budget. »
Thierry N.
Pour l’acheteur, le meilleur compromis dépend donc de la priorité : authenticité, agrément routier, configuration familiale ou qualité de restauration. La Type E 2+2 séduit quand son design classique s’accompagne d’un dossier cohérent et d’un état mécanique vérifiable.
Documents et contrôles prioritaires :
- Certificat Heritage et cohérence des numéros de châssis et moteur
- Factures, photographies et description des restaurations réalisées
- Inspection mécanique indépendante avant engagement financier
- Vérification des options, de la boîte et de l’équipement arrière
Source : CarJager, « Essai d’une Jaguar Type E 2+2 » ; Classicargarage, « Jaguar E-type 4.2 Litre 2+2, 1969 » ; CCG, « Series 2 US specifications ».



