Cabriolets

Audi TT Roadster : les trois générations comparées

Depuis ses débuts, l’Audi TT Roadster a décliné une silhouette compacte et arrondie en trois générations, avec des choix techniques qui suivent leur époque. La production de la TT s’est achevée en 2023, après…

Audi TT Roadster : les trois générations comparées

Depuis ses débuts, l’Audi TT Roadster a décliné une silhouette compacte et arrondie en trois générations, avec des choix techniques qui suivent leur époque. La production de la TT s’est achevée en 2023, après 662 762 exemplaires construits sous différentes carrosseries.


Pour comparer ces roadsters, il faut regarder ensemble le design extérieur, les motorisations, les performances et les équipements. Ce comparatif automobile retrace l’évolution du modèle sans confondre les caractéristiques propres au coupé avec celles du cabriolet.


A retenir :


Audi TT Roadster : les débuts de la première génération


Un design extérieur immédiatement reconnaissable


À la fin des années 1990, la première génération transforme le concept présenté à Francfort en 1995 en voiture de série. Le coupé arrive en 1998, puis le roadster en 1999, avec une carrosserie aux courbes franches et peu d’arêtes.


Selon les informations publiées par Turbo sur le dernier exemplaire produit, le nom TT renvoie au Tourist Trophy et à l’héritage NSU. L’allure singulière a toutefois exigé des ajustements : un aileron arrière et des modifications de suspension ont renforcé la stabilité à haute vitesse.


Des motorisations turbo au six-cylindres


La gamme débute avec un quatre-cylindres 1,8 litre turbo de 180 chevaux, tandis qu’une variante de 225 chevaux propose la transmission intégrale. En 2003, le V6 3,2 litres de 250 chevaux élargit l’offre, avant l’arrivée de la boîte DSG à double embrayage en 2004.


Pour un conducteur qui privilégie la légèreté ressentie et les commandes simples, cette génération garde une personnalité mécanique marquée. Ses chiffres de performances illustrent aussi l’écart entre les versions, comme le montre ce comparatif des motorisations disponibles.


Motorisations emblématiques de la première TT :



Génération Période Repère technique Caractère dominant
Première 1998–2006 1,8 turbo et V6 3,2 litres Silhouette ronde et conduite directe
Deuxième 2006–2014 Structure mêlant aluminium et acier Aérodynamique et gamme élargies
Troisième 2014–2023 Plateforme MQB et cockpit virtuel Technologie numérique intégrée
Dernière évolution Restylage de 2018 Moteurs essence et boîte S tronic Gamme recentrée sur l’essence

Deuxième génération : un Audi TT Roadster plus affûté


Une carrosserie plus profilée


La deuxième génération conserve les volumes arrondis, mais fait évoluer les proportions et les détails, notamment la calandre Single Frame et les feux étirés. Selon Caradisiac, qui retrace les trois générations, cette continuité de style a contribué à préserver l’identité visuelle de la TT.


Le châssis associe aluminium et acier, tandis que l’aileron arrière se déploie automatiquement à partir de 120 km/h. Le coefficient aérodynamique annoncé passe de 0,34 à 0,30 : une amélioration qui traduit l’effort porté sur le profil autant que sur l’apparence.


Des versions variées, du TDI à la TTS


Cette génération élargit les motorisations avec des essence TFSI, un diesel TDI et des variantes sportives TTS et TT RS. La TTS développe 272 chevaux, tandis que la TT RS adopte un cinq-cylindres turbo, porté à 360 chevaux dans la version TT RS Plus.


À bord, les matériaux soignés et les sièges sport renforcent l’ambiance grand tourisme, sans transformer le roadster en voiture familiale. Selon L’Argus, la gamme restylée en 2019 reçoit notamment des moteurs essence de 197 et 245 chevaux, la TT ayant alors abandonné le diesel.


Les différences qui orientent le choix :


Troisième génération : technologie et dernières évolutions


Le cockpit virtuel au centre de l’habitacle


Présentée en 2014, la troisième génération adopte la plateforme MQB et réduit son poids d’environ 50 kilogrammes par rapport à sa devancière. Son cockpit virtuel remplace l’écran central classique par un affichage numérique de 12,3 pouces, piloté depuis le volant ou la commande MMI.


Les équipements évoluent également avec des aides à la conduite, des phares à LED disponibles et un sélecteur de modes qui agit sur plusieurs réglages. Le Roadster conserve ainsi une présentation sportive, mais s’appuie davantage sur l’électronique pour adapter le comportement à l’usage.


Des motorisations révisées jusqu’à l’arrêt de production


Au lancement, l’offre comprend notamment des quatre-cylindres essence de 180 et 230 chevaux, ainsi qu’un diesel de 184 chevaux. La TTS atteint 310 chevaux et la TT RS, introduite en 2016, reçoit un cinq-cylindres de 400 chevaux.


Le restylage de 2018 recentre ensuite la gamme sur l’essence et la boîte S tronic, avec des niveaux de puissance adaptés aux versions TT, TTS et RS. Les séries spéciales, dont la TT 20 years limitée à 999 exemplaires, rappellent l’attachement d’Audi à ce modèle avant la fin de production en 2023.


Équipements distinctifs de la troisième génération :



Le choix entre générations dépend donc moins d’une hiérarchie absolue que des priorités du conducteur : style originel, diversité mécanique ou technologie embarquée. Pour un acheteur de roadster d’occasion, l’état de la capote, l’entretien et l’historique comptent autant que la fiche technique.

Source : Khalil Bouguerra, « C’est elle, la dernière Audi TT produite », Turbo, 23 novembre 2023 ; Cédric Pinatel, « Ça y est, l’Audi TT est mort », Caradisiac, 23 novembre 2023 ; Léo Mingot, « Prix Audi TT 2019 : à partir de 41 200 € », L’Argus, 9 janvier 2019.